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# Posté le vendredi 31 octobre 2008 18:37

HISTORIQUE

HISTORIQUE
Une rencontre entre Boston et New York est forcément un choc, tant les deux franchises sont des monuments à l'Est. Mais le palmarès de l'un comme de l'autre commence sérieusement à rouiller. Les Celtics ont tout de même pris le soin de confirmer, la nuit dernière, qu'ils étaient bien les mieux armés pour rajeunir leur vitrine de trophées cette saison.

Car en plus d'avoir à son arc la corde de l'attaque à outrance, avec son fameux Big Three - Paul Pierce-Ray Allen-Kevin Garnett - constitué cet été à grands coups de billets verts, la franchise du Massachussetts a prouvé qu'elle savait aussi défendre. La preuve la plus parlante de ce constat réside dans le score du match, remporté par Boston (104-59). Une note salée pour les hommes d'Isiah Thomas, qui concèdent là la troisième défaite la plus lourde de leur histoire ainsi que leur deuxième pire performance en attaque depuis que le temps de possession de balle est limité. "Bien sûr que je suis embarrassé. Nous avons presque perdu de cinquante points, régissait Stephon Marbury après la rencontre. Je suis en colère, comme toujours quand je perds. Mais perdre de cette manière est tout simplement ridicule."

Ridicule comme le pourcentage de réussite des Knicks (25/86 soit 29%), dont le meilleur marqueur Nate Robinson (11 points) sortait du banc. Et encore, si l'arrière, ancien vainqueur du Slam dunk contest en 2006, n'avait pas inscrit un shoot primé à trois points au buzzer, les Knicks auraient alors connu la pire soirée offensive de la franchise ! Cette maladresse aurait pu être compensée en partie si New York avait eu une once de présence sous les panneaux mais avec seulement 35 rebonds, contre 51 pour Boston, la balance penchait inévitablement du côté des hôtes du soir qui, eux, effaçaient des tablettes un autre record, nettement plus glorieux: ce succès est le plus large depuis un 153-107 obtenu contre les Baltimore Bullets... en 1973.

Ce qui, évidemment, n'était pas du goût d'Isiah Thomas, réputé pour ses qualités de pot de colle du temps où il jouait chez les Detroit Pistons: "Nous faisons deux pas en avant et un grand pas en arrière. Je crois que nous avons joué avant tout individuellement ce soir (jeudi). C'était juste une très mauvaise soirée." Un cauchemar à oublier au plus vite. Surtout qu'en face, Doc Rivers n'avait visiblement pas envie de corser davantage l'addition. Kevin Garnett ne foulait le parquet du Banknorth Garden que vingt-deux minutes pour une feuille de statistiques inhabituelle chez lui (8 points, 11 rebonds). Les deux autres membres éminents du trident d'enfer des Celtics, Ray Allen et Paul Pierce, ne forçaient pas non plus sur la mécanique avec 21 points chacun. Ils s'offraient en tout cas leur douzième succès de la saison en quatorze sorties.

# Posté le vendredi 30 novembre 2007 19:40

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Les finalistes malheureux de la saison dernière, swipés par les Spurs lors des Finales (0-4), sont en train de démontrer qu'il ne fallait peut-être pas les enfoncer si vite. Rarement cités dans les pronostics d'avant-saison, promis à un parcours en play-offs moins reluisant que celui du printemps dernier, les hommes de Mike Brown, après un départ mitigé, sont en train de se positionner dans les hauteurs du classement de la conférence Est. Restant sur trois victoires (à Minnesota, devant Toronto et à Indiana), les Cavaliers ont prouvé dans la nuit de mardi à mercredi qu'ils étaient bien sur la bonne voie en infligeant aux Celtics leur deuxième défaite de la saison.

Dans l'Ohio, face à la pire franchise de la saison écoulée mais la meilleure depuis le mois d'octobre, en raison des arrivées conjointes de Kevin Garnett et de Ray Allen aux côtés de Paul Pierce, les Cavs ont sans doute livré leur meilleure prestation de la saison au cours d'un choc qui a tenu toutes ses promesses. Si le «Big Three» de Boston a fait des dégâts dans la défense de Cleveland, avec 64 des 104 points inscrits par les joueurs de Doc Rivers, les stars locales n'ont pas été en reste comme en attestent, outre les statistiques phénoménales mais devenues banales de l'extraordinaire LeBron James (38 points-13 passes), les 15 points et 14 rebonds du géant lituanien Zydrunas Ilgauskas et les 24 points et 13 prises de Drew Gooden, lequel a signé sa meilleure performance offensive de la saison. Ajoutés à cela les shoots longue distance du Serbe Aleksandar Pavlovic qui assure plus que bien l'intérim de Larry Hugues et vous avez un cocktail explosif capable de pousser les Celtics dans leurs derniers retranchements.

En prolongation tout d'abord. Avant que LeBron James ne fasse son show lors de l'extra-time. Survolté, le numéro 23 au bandeau allait offrir un récital aux 20 000 fans de la Quicken Loans Arena lors des cinq minutes décisives. Auteur d'un trois points crucial et d'un sans-faute aux lancers-francs (6 sur 6) en overtime, «King» James allait mener les siens à une neuvième victoire cette saison malgré les dernières flèches envoyées par l'artilleur Ray Allen (29 points). Désormais remonté à la quatrième place de la conférence Est, Cleveland aura une autre occasion de se mesurer à l'un de ses grands rivaux voisins puisque son prochain rendez-vous est programmé pour ce mercredi soir dans le Michigan, face aux Pistons de Chauncey Billups

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 06:35

buzer biter

buzer biter
Le match :
Boston a beau foncer à marche forcée en tête de la Ligue, avec une maigre défaite concédée pour désormais onze victoires au compteur, les succès de la franchise aux 16 titres NBA se suivent mais ne se ressemblent pas. Impériaux la veille lors du grand classique face aux Lakers, les Celtics l'emportant 107-94 au terme d'un match à sens unique, les joueurs au trèfle ont cette fois dû lutter pas à pas pour venir à bout de Bobcats qui n'ont décidément plus rien des cancres des années passées.

A tel point que ce nouveau succès apparaît presque inespéré. Menés à la pause pour la deuxième fois seulement depuis le début de la saison, les Celtics n'ont certes jamais comptés plus de cinq points de débours au retour des vestiaires. Mais encore comptés moins deux avec cinq secondes à jouer et la possession pour les hôtes, les hommes de Doc Rivers semblaient filer tout droit vers leur deuxième revers de l'année. Mais c'était sans compter sur l'interception d'Eddie House sur Jason Richardson, le décalage de Paul Pierce malgré Raymond Felton pour Ray Allen puis le tir primé soyeux de l'ancien Sonic alors que le buzzer retentissait.

Une contre-attaque d'école que le héros de la soirée récitait avec gourmandise à l'issue de la rencontre. «Au moment où Eddie House a touché la balle, c'est comme si le match se passait au ralenti. La balle m'est ainsi arrivée dans mes mains au ralenti. Et le reste c'est pour l'histoire.» Et l'histoire retiendra donc que Ray Allen a inscrit ce tir victorieux après avoir pourtant manqué 11 de ses 14 précédentes tentatives, terminant sa soirée avec 14 points à 4 sur 15 aux tirs, 5 passes et 4 rebonds. «On peut toujours avoir confiance dans les grands shooteurs et il ne faut jamais hésiter à leur donner une nouvelle chance même s'ils ne semblent pas être dans un bon jour.» résumait son entraîneur Doc Rivers alors que les Celtics n'en finissaient plus de se délecter des images de l'action devant la télé du vestiaire.

Si enquiller le tir de la victoire malgré une adresse douteuse est la marque des grands joueurs, gagner des matches alors que rien ne semble aller dans le bon sens est bien la marque des grandes équipes. Dominés au rebond 41 prises à 34, guère inspirés en défense au point de laisser leurs hôtes flirter avec les 50% de réussite collective pendant qu'ils rendaient, eux, un tout juste honnête 43,6% d'adresse, les Celtics ont pourtant bien eu le dernier mot, confortant ainsi leur première place en tête des bilans.

Pour l'emporter, en plus de Ray Allen, Boston a évidemment pu s'appuyer sur les deux autres membres du Big Three, Kevin Garnett et Paul Pierce, tous les deux auteurs de 23 points, avec en sus 11 rebonds et 5 passes pour KG. Il fallait bien ça, ainsi que les 14 points de James Posey, pour venir à bout de Bobcats, qui, en l'absence de leur meilleur marqueur Gerald Wallace, ont été emmenés par Jason Richardson, meilleur marqueur de la rencontre avec 25 points et 9 rebonds à son compteur, Raymond Felton, 18 points-9 passes et Emeka Okafor, 15 points et 9 rebonds. Des performances de choix à même d'aviver les regrets.

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 07:14

"Nous ne sommes pas parfaits. On ne pensaient pas qu'on allait terminer la saison par un 82-0", reconnaissait Kevin Garnett après coup.

"Nous ne sommes pas parfaits. On ne pensaient pas qu'on allait terminer la saison par un 82-0", reconnaissait Kevin Garnett après coup.
Paul Pierce, pris dans la nasse floridienne, a manqué le trois points de la victoire.Et Boston est tombé. Pour la première fois de la saison, le trio magique du Trèfle (Pierce-Garnett-Allen) n'a pas eu le dernier mot. Pourtant, les trois compères n'ont pas démérité, ils ont même été bien aidés par Rondo auteur de 18 points (8/9 aux tirs) tandis que Paul Pierce a terminé meilleur marqueur de la rencontre avec 28 unités. Un joli score qui n'aura pas été suffisant pour écarter un Orlando Magic taille patron. Leur début de saison en atteste avec un bilan de 9-2 qui le place juste derrière sa victime du jour au sein de la conférence est...

On l'a compris, ces deux équipes risquent fort de se recroiser plus d'une fois cette saison. La marge de manoeuvre semble néanmoins un peu plus étroite pour Orlando qui possède un cinq majeur capable de faire couiner n'importe quelle équipe, Celtic compris, mais dont la profondeur du banc paraît moins évidente. Mais avec un Dwight Howard auteur d'un joli 7 sur 9 aux tirs pour 24 points, 6 rebonds, 2 passes, 3 contres et 3 interceptions ou encore un Rashard Lewis qui a tourné à 22 points, cela facilite les choses.

1-0, Magic

Pour ce duel au sommet du dimanche soir, Orlando a su appuyer sur le champignon d'entrée de jeu avec un 9-2 initial qui s'est transformé en 19-9 puis en 28-17 à la fin du premier quart-temps. De quoi envisager la suite avec sérénité. D'autant que dans le deuxième quart-temps, la tendance se confirmait aisément avec à la mi-temps une avance conséquente pour le Magic (58-41). Tout allait pour le mieux pour Orlando à l'entame de la dernière ligne droite. Un dernier quart qui allait néanmoins s'avérer bien plus disputé que prévu.

De 83-76, l'écart se réduisait à néant grâce notamment à deux 3 points de House et Posey si bien qu'à 5'48 du terme, c'est un 88-88 bien excitant qui posait fièrement sur le tableau d'affichage géant ! Les deux équipes se rendaient alors coup pour coup mais le dernier mot revenait tout de même à Orlando qui s'imposait 104-102 après un dernier shoot à trois points manqué par Paul Pierce. "Nous ne sommes pas parfaits. On ne pensaient pas qu'on allait terminer la saison par un 82-0", reconnaissait Kevin Garnett après coup.

Boston a perdu la première manche contre Orlando mais il n'y a pas péril en la demeure. Pour le Magic, évidemment, ce succès va permettre d'envisager la suite avec une confiance au plus haut.

# Posté le lundi 19 novembre 2007 17:41