Une rencontre entre Boston et New York est forcément un choc, tant les deux franchises sont des monuments à l'Est. Mais le palmarès de l'un comme de l'autre commence sérieusement à rouiller. Les Celtics ont tout de même pris le soin de confirmer, la nuit dernière, qu'ils étaient bien les mieux armés pour rajeunir leur vitrine de trophées cette saison.
Car en plus d'avoir à son arc la corde de l'attaque à outrance, avec son fameux Big Three - Paul Pierce-Ray Allen-Kevin Garnett - constitué cet été à grands coups de billets verts, la franchise du Massachussetts a prouvé qu'elle savait aussi défendre. La preuve la plus parlante de ce constat réside dans le score du match, remporté par Boston (104-59). Une note salée pour les hommes d'Isiah Thomas, qui concèdent là la troisième défaite la plus lourde de leur histoire ainsi que leur deuxième pire performance en attaque depuis que le temps de possession de balle est limité. "Bien sûr que je suis embarrassé. Nous avons presque perdu de cinquante points, régissait Stephon Marbury après la rencontre. Je suis en colère, comme toujours quand je perds. Mais perdre de cette manière est tout simplement ridicule."
Ridicule comme le pourcentage de réussite des Knicks (25/86 soit 29%), dont le meilleur marqueur Nate Robinson (11 points) sortait du banc. Et encore, si l'arrière, ancien vainqueur du Slam dunk contest en 2006, n'avait pas inscrit un shoot primé à trois points au buzzer, les Knicks auraient alors connu la pire soirée offensive de la franchise ! Cette maladresse aurait pu être compensée en partie si New York avait eu une once de présence sous les panneaux mais avec seulement 35 rebonds, contre 51 pour Boston, la balance penchait inévitablement du côté des hôtes du soir qui, eux, effaçaient des tablettes un autre record, nettement plus glorieux: ce succès est le plus large depuis un 153-107 obtenu contre les Baltimore Bullets... en 1973.
Ce qui, évidemment, n'était pas du goût d'Isiah Thomas, réputé pour ses qualités de pot de colle du temps où il jouait chez les Detroit Pistons: "Nous faisons deux pas en avant et un grand pas en arrière. Je crois que nous avons joué avant tout individuellement ce soir (jeudi). C'était juste une très mauvaise soirée." Un cauchemar à oublier au plus vite. Surtout qu'en face, Doc Rivers n'avait visiblement pas envie de corser davantage l'addition. Kevin Garnett ne foulait le parquet du Banknorth Garden que vingt-deux minutes pour une feuille de statistiques inhabituelle chez lui (8 points, 11 rebonds). Les deux autres membres éminents du trident d'enfer des Celtics, Ray Allen et Paul Pierce, ne forçaient pas non plus sur la mécanique avec 21 points chacun. Ils s'offraient en tout cas leur douzième succès de la saison en quatorze sorties.